Critique du spectacle « Histoires à plumes et à poils »

Critique du spectacle « Histoires à plumes et à poils »

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Lucie-Maud Pelletier

Histoires à plumes et à poils est une pièce réservée aux 4 à 8 ans produite par la compagnie «Le Petit Théâtre de Sherbrooke». Elle met en scène  deux personnages qui font ensemble la découverte d’un œuf mystérieux posé dans son nid, au sommet d’une branche d’arbre. Ils sont interprétés par Ludger Côté et Emmanuelle Laroche, nous livrant un jeu naïf et bien dosé.

Ne sachant pas ce que l’œuf contient, les deux amis le font voyager à travers de petits récits animaliers à l’aide de leur machine à jouer avec les bêtes, composée de tuyaux de carton.

En général, les petites histoires présentent des animaux vivant des complexes quant à leur apparence ou leurs capacités; des porcs-épics qui ne peuvent pas se serrer la main, les bosses d’un chameau qui ne se supportent plus l’une l’autre, une baleine qui veut aller sur terre et autre…

Grâce à la conception visuelle d’Isabelle Caron et à des effets sonores rigolos, on peut observer l’œuf passer d’un endroit à un autre sur scène comme si c’était un tour de magie. De quoi capter l’attention du public! De ce que j’ai pu observer autour de moi dans la salle, les jeunes enfants étaient très impressionnés.

La conception visuelle a fait feu avec la mise en scène d’Érika Tremblay-Roy pour nous offrir un décor des plus simples mais des plus ingénieux.

L’étrange machine utilisée par les comédiens se démontait et se réassemblait pour donner naissance à un tout nouveau concept.

Par exemple, ses tuyaux pouvaient servir de support à des gants rouges à travers lesquels on se glissait pour jouer le rôle d’une dinde ou on pouvait encore les agencer pour créer une forme de baleine.

Et n’oublions pas les jeux d’éclairages signés par Andréanne Deschênes, assez basiques et manquant peut-être un peu d’originalité, mais qui mettaient le nid de l’œuf en évidence et veillaient à imposer une ambiance thématique pour certains animaux, accompagnés du  jeu des acteurs. Par exemple, un éclairage sombre et rougeâtre et les acteurs qui grognaient faisaient figurer l’ours dans notre tête.

Par contre, la musique de Yann Godbout était très peu présente (on aurait aimé en avoir plus), de sorte qu’elle n’a pas marqué l’œuvre et qu’il est difficile de s’en souvenir, tout comme le texte, écrit par Marie-Hélène Larose-Truchon, David Paquet et Érika Tremblay-Roy.  Il était assez élémentaire, quelque peu répétitif et manquait d’originalité.

À part cela, Histoires à plumes et à poils saura certainement charmer les tout-petits par sa simplicité, sa naïveté et sa folie!

Critique du spectacle « Les Mains dans la gravelle »

Critique du spectacle « Les Mains dans la gravelle »

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Coralie Caron

 

Dernièrement j’ai eu la chance de voir une pièce de théâtre créative interprétée par  un seul comédien, Simon Boulerice,  qui en est également l’auteur. Ce spectacle est produit par L’Arrière Scène et mis en scène par Serge Marois.

C’est l’histoire de Fred Gravel un artiste en art visuel. Un jour, il décide de faire une exposition inspirée par ses 10  ans. Il enfile ses bottes de pluie et revit les moments marquants de son enfance. Il vit dans une tour à logements avec sa mère qui est monoparentale. Il s’amuse à chercher des pierres scintillantes dans le gravier de sa cour. Le spectacle explique comment l’art peut changer une vie.

Le décor ingénieux de Paul Livernois est fait à base de matériaux simples tirés de la vie de tous les jours : boîtes de carton, sacs, roches, rubans, cordes, boîtes de conserve, etc. Il y a même des oiseaux faits en boîtes de jus Oasis!

L’éclairage de Claude Cournoyer peut passer de vif à doux, tout dépend de l’époque. La lumière de différentes couleurs change le gravier en pierres précieuses et brillantes (émeraudes, rubis, etc.).

Simon Boulerice interprète avec brio tous les rôles et son expérience transparaît dans son jeu. Il danse également pendant plusieurs scènes. Il y a différents styles de danse  (la claquette et le gumboots).

Finalement, j’ai adoré la pièce parce qu’elle est drôle et sensible. La danse ajoute des mouvements et de l’action. D’après moi, le spectacle prouve que même à partir de presque rien on peut réaliser de grandes œuvres d’art.

Création

Création

Nouvelles

Louise Saint-Pierre, collaboration spéciale

 

On crée pour comprendre, aller plus loin que la simple réalité, pour évoluer, échanger, transmettre, et plus encore. On crée parce que c’est un besoin essentiel, vital.

Dans Les Mains dans la gravelle, l’auteur et unique comédien, Simon Boulerice, donne vie à une installation et à un artiste en arts visuels, Fred Gravel. Or cette installation, créée à partir d’objets banals d’un quotidien pauvre, évoque les dix ans de son créateur.  En racontant ses dix ans, l’auteur renoue avec son enfance, ses émotions, ses rencontres, son milieu, sa famille, ses jeux, ses trouvailles et les partage avec nous. Et c’est ce partage, cette communication qui nous relie, nous nourrit, nous permet à notre tour de peut-être refaire notre parcours afin de mieux comprendre où nous en sommes, si nous sommes assez vieux. Ou de trouver les points communs, les différences, l’imagination qui nous permet de traverser, maintenant, les moments difficiles ou les passages complexes. Puisque l’art peut aussi servir à ça.

Ici, théâtre, arts visuels, musique, danse, poésie se donnent rendez-vous dans un même spectacle pour mieux transcender l’enfance du créateur, sous la direction de Serge Marois, le directeur de L’Arrière Scène.

Il est à noter qu’une représentation sensoriellement adaptée pour les besoins d’enfants autistes ou de tout autre déficit sensoriel sera présentée à 11 heures le dimanche 11 mars, alors que la représentation de 15 heures sera sous sa forme grand public habituelle. Au Centre culturel de Beloeil. Et n’oublions pas que nous serons passés à l’heure avancée! Pour réserver vos billets pour le spectacle, 450 464-4772 ou www.arrierescene.qc.ca.

Critique du spectacle « L’École Buissonnière »

Critique du spectacle « L’École Buissonnière »

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Marilou Garand

 

L’école buissonnière  est une pièce dynamique  produite par  PPS Danse et DansEncorps.  Cette création  de Pierre-Paul Savoie,  qui en est également le metteur en scène et le chorégraphe, est inspirée par des textes de Jacques Prévert.   Danse, chant et théâtre sont au rendez-vous dans cette œuvre.  Les interprètes Chantal Baudouin, Amélie Rajotte, Dany Desjardins et Mathilde Addy-Laird  nous transportent dans une atmosphère plutôt enfantine.

La représentation est à la fois  comique et  éducative : les comédiens nous montrent des mots et des lettres sous forme d’acrobaties qui font bien rire les enfants. Les comédiens n’avaient pratiquement aucunes répliques mais par contre, ils récitaient parfois quelques textes et poèmes de Jacques Prévert. Les textes  choisis  ont donné une touche poétique à la représentation.

Pour ce qui est des effets spéciaux, l’ambiance était magnifique grâce aux jeux de lumières de Jocelyn Proulx et à la musique de Benoit Coté. La mise en scène de Pierre-Paul Savoie était très réussie. La scène nous mettait dans une ambiance scolaire. Le décor est constitué d’un immense tableau noir qui traverse la scène. Les acteurs écrivent et dessinent sur celui-ci.

Les accessoires des quatre comédiens servent également à la mise en scène. Souvent, ces accessoires sont utiles aux comédiens pour réaliser de nombreuses prouesses mais ils sont aussi un élément visuel intéressant pour les spectateurs. Par exemple, lorsque les enfants font un spectacle, une des jeunes utilise un ruban gymnastique. Elle l’agite et fait des acrobaties à l’aide de celui-ci.

A mon avis, cette pièce est excellente au niveau des acrobaties et du contenu. Par contre, je trouve que l’âge recommandé est trop élevé. Je recommanderai plutôt cette pièce aux enfants d’environ 5 à 7 ans.

De plus, le fait qu’il y a peu de répliques m’a un peu ennuyée. Cependant, si vos jeunes enfants apprécient le cirque et la comédie, je recommande totalement cette représentation!

Critique du spectacle « Vipérine »

Critique du spectacle « Vipérine »

Jeunes critiques culturels Nouvelles

Critique rédigée par Léa Massé

 

Aujourd’hui, j’ai eu la chance de voir une pièce de théâtre qui m’a vraiment beaucoup touchée, mais qui m’a aussi fait beaucoup rire.  « Vipérine » est une création de Projet Mû, un texte de Pascal Brullemans, mise en scène par Nini Bélanger.

La mort est le sujet de la pièce. C’est la vie de Vipérine, une jeune fille de 10 ans qui a perdu sa sœur, Fée, décédée à l’âge de 9 ans. Vipérine essaie de se faire aimer par son père qui vit son deuil depuis trop longtemps, selon elle, en se consacrant toujours à son travail. Elle essaie d’attirer son attention par toutes sortes de moyens. Elle est plutôt agitée et tente de rappeler à son père que c’est le jour de son anniversaire quand la pièce commence. Pendant un moment d’inattention de son papa, Vipérine vole l’urne contenant les cendres de Fée et fugue.  Elle veut répandre les cendres de sa sœur au bout du quai. C’est le moment que Fée choisit pour apparaître à Vipérine en provenance du royaume des morts. Vipérine explique à Fée qu’elle est fatiguée de vivre dans l’ombre d’une fille parfaite. Fée lui explique alors qu’elle est restée prise dans l’arbre à rubans ce qui l’empêche de vraiment quitter le monde des vivants. Elle lui demande son aide, elles devront affronter ensemble le chien à trois têtes et décrocher le ruban qui libérera Fée dans le monde des morts.

J’ai bien aimé que le personnage de Fée, jouée par Léonie St-Onge, porte des patins à roulettes pour donner l’allure d’un fantôme qui flotte. Marilyn Perreault incarnait bien le personnage turbulent de Vipérine et Sébastien Rajotte, celui du papa pris par son travail. Le narrateur, Michel Mongeau, jouait plusieurs rôles à la fois.  Il était aidé avec tous ses micros par Michel F. Côté à la conception sonore. Julie Vallée-Léger a également eu une bonne idée en installant un grand rideau transparent qui sépare la scène en deux afin de différencier le monde des vivants et celui des morts, un effet à la fois intéressant et mystérieux.

La pièce d’une durée de 55 minutes s’adressait à un public de 9 ans et plus.  C’est une pièce que j’ai beaucoup aimée et qui m’a fait réfléchir sur le sens de la vie.  À voir absolument…

L’École buissonnière

L’École buissonnière

Nouvelles

Louise Saint-Pierre, collaboration spéciale

 

Pierre-Paul Savoie, chorégraphe, nous offre une relecture poétique, dansée et chantée du quotidien de quatre enfants à l’école. Dans la classe et dans la cour de récréation.

Et pour la deuxième fois, Pierre-Paul Savoie se promène bras dessus bras dessous avec l’un des plus grands poètes français du 20e siècle, celui que tant de gens connaissent autant par les paroles de ses chansons que par sa poésie si délicate : Jacques Prévert. Car les deux aiment autant les enfants l’un que l’autre.

Donc, ils se sont dit tous les deux, même si Prévert n’est plus de ce monde depuis belle lurette, ils se sont dit : jouons. Jouons à l’orthographe, au calcul, au ballon, à la corde, jouons au sérieux comme à la récréation. En disant de si jolis mots, en en chantant d’autres, en dansant, oui en dansant presque tout le temps, pour regarder l’école d’un autre angle.

Amusons-nous sérieusement. Avec tout, du matin au soir. Pour apprendre avec plaisir. Et surtout vivre avec joie et imagination, en intégrant tout le monde. Il est si important de n’oublier personne. C’est ce qui s’avère tout à fait possible avec les compagnies PPS Danse et DansEncorps qui créent des spectacles de danse qui allient aussi parfois théâtre et chanson depuis très longtemps avec un bonheur toujours renouvelé.

Le spectacle L’École buissonnière, sera présenté le dimanche 11 février 2018 à 15 h au Centre culturel de Beloeil pour les 5 à 10 ans. Les spectateurs pourront participer à une chorégraphie simple menée par une danseuse de la troupe PPS Danse avant la représentation, à partir de 14 h 15. Pour réserver vos billets pour le spectacle, 450 464-4772 ou www.arrierescene.qc.ca.

 

Changement dans l’équipe…

Changement dans l’équipe…

Nouvelles

Crédit photo : Jean-François Deroubaix

 

Toute l’équipe aimerait remercier Suzanne Provencher pour son dévouement à L’Arrière Scène durant les 3 dernières années. Nous lui souhaitons la meilleure des chances dans ses projets futurs. La compagnie est heureuse d’accueillir Pascale Correïa qui prendra la relève à l’administration au sein de L’Arrière Scène.

Oeuvrant dans le milieu des arts depuis plus d’une trentaine d’années, madame Pascale Correïa a occupé différentes fonctions en administration, marketing, communication, financement privé et développement international. Ses expériences professionnelles diversifiées, partagées entre le théâtre et la danse, tracent un parcours sur lequel on note entre autres, ses collaborations avec le Théâtre du Nouveau Monde, Espace Go, le Festival international de nouvelle danse, O’Vertigo et Les Ballets Jazz de Montréal où elle a occupé les postes de directrice générale et de direction administrative.

Sa connaissance approfondie du milieu culturel et des enjeux qui habitent ces organisations, conjuguée à sa formation universitaire en gestion et en comptabilité à l’École des Hautes Études commerciales, seront des atouts importants pour L’Arrière Scène.

 

Pour communiquer avec Pascale Correïa : pcorreia@arrierescene.qc.ca

450 467-4504 poste 34

VIVRE

VIVRE

Nouvelles

Louise Saint-Pierre, collaboration spéciale

 

Le Théâtre Mû présente Vipérine, une pièce très drôle, mais aussi un peu triste, parfois épeurante, sur la fin d’un deuil important.

L’auteur de la pièce, Pascal Brullemans, a perdu une enfant il y a quelques années. Pour vivre son deuil, il a fait ce que plusieurs font : travailler plus fort. Il s’est donc retiré et s’est mis à faire ce qu’il fait le mieux : écrire. Très vite, Vipérine a surgi, ainsi que le narrateur et les autres personnages, et cette histoire qui met un terme au deuil, en libérant les vivants et l’enfant disparue.

C’est une histoire drôle avec beaucoup de dialogues, une histoire en action, dans la vie, pour les enfants et leurs parents. Une histoire avec une bonne dose de symbolique pour nous expliquer que la mort est partie de la vie, fait partie de la vie. Et c’est dans ces rites de passages que les personnages mythologiques entrent en jeu et nous font frissonner puisqu’on ne peut qu’imaginer l’au-delà.

C’est une histoire d’amour entre les membres d’une famille éprouvée, qui essaient du mieux qu’ils peuvent de vivre leur peine et de continuer d’avancer. C’est une pièce qui regarde la vie et la mort en face, avec une immense envie de tout vivre les yeux et le cœur grands ouverts.

Le spectacle Vipérine, sera présenté le dimanche 28 janvier 2018 à 15 h au Centre culturel de Beloeil pour les 9 à 14 ans. Le spectacle sera précédé d’une rencontre, à partir de 14 h 15, entre Simon Boulerice et Pascal Brullemans, auteur du spectacle. Pour réserver vos billets pour le spectacle, 450 464-4772 ou www.arrierescene.qc.ca.

 

Critique du spectacle « Des pieds et des mains »

Critique du spectacle « Des pieds et des mains »

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Clémentine Boisvert

 

Je voudrais commencer cette critique en disant que ce spectacle était éblouissant et qu’il est mon préféré jusqu’à maintenant. Le texte de cette pièce de théâtre est écrit par Martin Bellemare. Il est drôle et fascinant. Ses mots étaient colorés.

La mise en scène de Marie-Ève Huot est splendide. Le début est mystérieux. Et les quarante minutes que j’ai passées à regarder cette oeuvre m’ont semblé très courtes. J’aurais pris plus de ce duo, surtout pour la mise en scène. Les acteurs sont géniaux! C’est amusant de les voir et ils sont plutôt bons danseurs. Je vais y revenir.

Les costumes d’Elen Ewing sont fabuleux. À l’image du texte, ils sont colorés. Mais tout en douceur. C’est un élément très important du spectacle. La scénographie par Patrice Charbonneau-Brunelle m’a émerveillée. La chorégraphie des mains m’a laissée bouche-bée. Tant de synchronisme et de rythme!

L’effet de la lumière et aussi des noirs est splendide. Cette pièce n’est pas comme les autres! La musique par Larsen Lupin a un effet à la fois lourd et léger. Par exemple: elle appuie les moments, ou les personnages joyeux. Tandis que quand les personnages des inspecteurs arrivent, la musique donne une atmosphère menaçante, où on en sent presque le poids sur nos épaules.

Ce spectacle est extraordinaire et je le conseille fortement à tous ceux qui sont amateurs de théâtre visuel. Cette pièce est magique!

Critique du spectacle « Dans ma maison de papier »

Critique du spectacle « Dans ma maison de papier »

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Lucie-Maud Pelletier

 

«Allume!» «Éteins!» répètent ainsi les deux personnages féminins de la pièce «Dans ma maison de papier j’ai des poèmes sur le feu», coproduite par Les deux mondes, par Festival Les Coups de Théâtre et par la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles. Je débute donc en vous «allumant» sur cette pièce car elle est complexe et demande réflexion.

Tout commence avec deux femmes: Aimée et Emma, interprétées par Marie-Pier Labrecque et  Louise Laprade, dont le jeu était bien senti. L’une jeune et vive. L’autre, calme et âgée. «C’est le temps qui change» dit Emma. Chaque parole dite si poétiquement par les personnages vient nous toucher grâce au texte de Philippe Dorin. On y croit totalement. La femme sage et la petite fille étaient habillées de la même façon (costumes de Geneviève Lizotte).  Elles jouent autour d’un étrange balcon pivotant, seul élément de décor de la magnifique mais sobre mise en scène d’Eric Jean.

Emma et Aimée sont suivies de près par un mystérieux homme en noir, joué par Michel-Maxime Legault et ses doublures, qu’on identifie plus tard comme étant la mort. «Tu vas mourir», dit la mort à Emma, la vieille dame. Outre cela, la dispute de l’interrupteur entre les deux personnages se poursuit durant une bonne partie de la nuit. Il faut allumer souvent car Aimée, qui dort avec Emma, veut s’assurer que cette dernière ne disparaisse avec l’homme étrange durant son sommeil. Mais Emma a besoin qu’on éteigne pour qu’elle puisse partir avec la mort sans qu’Aimée ne s’en rende compte.

Le mystère que dégage la pièce est encore plus réussi avec les éclairages de Martin Sirois. Le tout, accompagné de la musique de Laurier Rajotte, parait assez troublant d’après les réactions du public autour de moi. Bien des enfants et adultes sont sortis de la salle en disant n’avoir rien compris ou en étant confus. En discussion après le spectacle, Philippe Dorin, l’auteur de la pièce, a dit au public présent que c’est une question de point de vue. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise analyse de l’œuvre.

Bref, malgré un sujet peut-être un peu «compliqué» pour un public à partir de 8 ans, la pièce s’est avérée très intéressante et mystérieuse. Emma et Aimée étaient-elles la même personne? Laquelle des deux était vraiment destinée à mourir? Voyez par vous- même! Ce spectacle mérite quand même d’être vu!