Critique du spectacle Emmac terre marine

Critique du spectacle Emmac terre marine

Critique rédigée par : Flavie Vézina, 13 ans

 

Emmac est une jeune fille remplie de joie de vivre, mais, quand elle réalise que son père est mort, son monde s’écroule. Elle plonge dans l’océan et, avec le temps, se transforme en femme-poisson. Elle se fait repêcher par un pêcheur plusieurs années plus tard et commence une toute nouvelle vie.

 

Cette pièce inspirée du conte inuit La femme squelette nous présente cette histoire merveilleuse qui inclue de la danse, du chant, de la poésie et des marionnettes. Emmanuelle Clavé, Jody Hegel et Jean-François Légaré ont bien interprété les personnages en dansant et en manipulant les marionnettes.

 

Emanuelle Clavé a également été en charge de la direction artistique, des chorégraphies, de la conception des marionnettes et de l’adaptation du conte en plus d’être la danseuse principale.

 

La scénographie, la musique et l’éclairage rajoutaient beaucoup à la beauté de la pièce. Jean Cummings a réussi à faire des marionnettes simples et originales avec presque rien, ce qui est génial. La narration du poète Richard Desjardins nous permet de plus facilement comprendre la pièce car les symboles utilisés pour représenter certains aspects (comme l’océan, par exemple, qui peut représenter la solitude de Emmac suite au décès de son père) ne sont pas très faciles à comprendre. Peut-être que le spectacle aurait dû s’adresser aux plus vieux plutôt qu’aux 10 ans et plus.

 

Emmac terre marine représente le passage de la vie à la mort et le retour à la vie suite à un moment difficile. Nous y trouvons comme thèmes principaux : la peur et le deuil, le cycle vie/mort/vie, le lien avec les éléments de la nature, la transformation, la créativité et la spiritualité. Ce qui nous laisse avec une multitude de questions sans réponses après le spectacle.

 

Malgré les superbes chorégraphies et la magnifique poésie de Richard Desjardins, la pièce peut paraître longue à la fin et certains peuvent être déçus de ne pas avoir très bien compris la pièce, mais ce sont les deux seuls gros points négatifs que j’ai trouvés.

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