Critique du spectacle Toi du monde

Critique du spectacle Toi du monde

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Flavie Vézina

 

Toi du monde est une pièce ayant pour but de montrer aux jeunes enfants que tout le monde peut passer par-dessus les difficultés dans la vie.

 

Serge Boulier, l’acteur principal, se sert de plusieurs marionnettes pour créer un petit village sur la scène. Il raconte l’histoire de la vie de tous ses petits personnages pour remonter le moral de son amie, Elle. Serge Boulier est également metteur en scène et auteur du spectacle. Toi du monde s’adressait aux jeunes d’environ 3 ou 4 ans et ce n’était pas une tâche facile de les garder attentifs à ce qui se passait sur la scène. Mais M. Boulier s’est très bien débrouillé en les faisant rire et en restant énergique dans son interprétation.

 

De la belle musique habitait les moments de silence et Serge Boulier avait un excellent synchronisme avec le musicien Rémi Le Bian. Ça lui permettait de créer quelques effets que les enfants et les parents ont appréciés. Le décor et les marionnettes étaient confectionnés de manière à ce que Serge puisse déployer des ponts entre les maisons, ouvrir des fenêtres, accrocher des marionnettes un peu partout et ouvrir des lumières à l’intérieur des petits bâtiments. Il avait un très bon contrôle des marionnettes et du décor.

 

Malheureusement, je reste sous l’impression que les enfants n’ont pas tout compris de la pièce. Particulièrement certains sous-entendus dans le texte. J’ai également entendu dire que certains jeunes commençaient à trouver la pièce longue et avaient hâte qu’elle finisse. Cependant on entendait souvent rigoler le public, grâce à l’interprétation de l’acteur tout au long de la pièce. Pour ma part, j’ai bien aimé Toi du monde et je soupçonne que les parents ne se sont pas ennuyés, même si c’était un spectacle pour les tout-petits.

Critique du spectacle Terrier

Critique du spectacle Terrier

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Anabel Lestage, 14 ans

 

La toute dernière pièce de l’année qui était intitulée Terrier a très bien terminé la saison 2014-2015. Cette pièce, pour les enfants de 4 à 7 ans, a su attirer l’attention et fut un grand succès auprès de ses auditeurs, grands et petits.

 

Produite par le théâtre du Gros Mécano et par Les Incomplètes, Terrier est une excellente pièce pour les tout-petits qui vont au théâtre pour une première fois. Même si les comédiennes parlaient une langue inconnue et utilisaient leurs corps pour raconter l’histoire, ce spectacle était facile à comprendre. Il avait un thème léger et amusant et il était aussi très divertissant.

 

Cette pièce avec les comédiennes Laurence P. Lafaille et Audrey Marchand permettait vraiment aux enfants de laisser aller leur imagination. Durant la représentation, les personnages mettaient en valeur l’amitié et ses nombreuses vertus. Les petites créatures apprendront vite de leurs erreurs et réaliseront qu’il n’y a pas de lien plus fort que l’amitié. C’est à travers leurs nombreuses expressions à la fois drôles et réfléchies et avec le merveilleux jeu d’acteur que nous avons pu découvrir le véritable sens de cette pièce.

 

Sur scène, une des nombreuses particularités qui nous a impressionnés, autant nous les jeunes critiques, que les jeunes spectateurs, était le décor. Ce décor ingénieux imaginé par Dominique Giguère n’était pas seulement beau à regarder, mais attirait vraiment la curiosité. Il nous mettait dans l’ambiance d’une forêt, avec des rideaux pour faire les arbres. La projection sur ces rideaux faisait changer le décor en fonction des saisons. C’était vraiment impressionnant ! Le superbe éclairage était réalisé par Caroline Ross.

 

Les détails utilisés pour la caverne des créatures étaient ingénieux et époustouflants. La musique jouait un rôle important puisque les acteurs faisaient plus de gestes qu’ils ne parlaient, mais Pascal Robitaille a su relever le défi avec brio. La mise en scène de Carol Cassistat et de Josiane Bernier a été très bien réussie aussi. Malgré quelques longueurs, Terrier  est une pièce qui a su accrocher même les plus jeunes spectateurs du début à la fin et je la conseille à tous les publics.

Critique du spectacle Emmac terre marine

Critique du spectacle Emmac terre marine

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par : Flavie Vézina, 13 ans

 

Emmac est une jeune fille remplie de joie de vivre, mais, quand elle réalise que son père est mort, son monde s’écroule. Elle plonge dans l’océan et, avec le temps, se transforme en femme-poisson. Elle se fait repêcher par un pêcheur plusieurs années plus tard et commence une toute nouvelle vie.

 

Cette pièce inspirée du conte inuit La femme squelette nous présente cette histoire merveilleuse qui inclue de la danse, du chant, de la poésie et des marionnettes. Emmanuelle Clavé, Jody Hegel et Jean-François Légaré ont bien interprété les personnages en dansant et en manipulant les marionnettes.

 

Emanuelle Clavé a également été en charge de la direction artistique, des chorégraphies, de la conception des marionnettes et de l’adaptation du conte en plus d’être la danseuse principale.

 

La scénographie, la musique et l’éclairage rajoutaient beaucoup à la beauté de la pièce. Jean Cummings a réussi à faire des marionnettes simples et originales avec presque rien, ce qui est génial. La narration du poète Richard Desjardins nous permet de plus facilement comprendre la pièce car les symboles utilisés pour représenter certains aspects (comme l’océan, par exemple, qui peut représenter la solitude de Emmac suite au décès de son père) ne sont pas très faciles à comprendre. Peut-être que le spectacle aurait dû s’adresser aux plus vieux plutôt qu’aux 10 ans et plus.

 

Emmac terre marine représente le passage de la vie à la mort et le retour à la vie suite à un moment difficile. Nous y trouvons comme thèmes principaux : la peur et le deuil, le cycle vie/mort/vie, le lien avec les éléments de la nature, la transformation, la créativité et la spiritualité. Ce qui nous laisse avec une multitude de questions sans réponses après le spectacle.

 

Malgré les superbes chorégraphies et la magnifique poésie de Richard Desjardins, la pièce peut paraître longue à la fin et certains peuvent être déçus de ne pas avoir très bien compris la pièce, mais ce sont les deux seuls gros points négatifs que j’ai trouvés.

Critique du spectacle Gretel et Hansel

Critique du spectacle Gretel et Hansel

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par : Flavie Vézina, 13 ans

 

 

J’ai beaucoup aimé cette pièce touchante nous présentant le conte classique d’Hansel et Gretel sous un nouvel angle. Gretel mène une belle vie en tant que fille unique avec ses parents. L’arrivée de son petit frère Hansel bouleverse sa vie et elle lui en veut beaucoup. Quand leurs parents les abandonnent dans la forêt et qu’ils se retrouvent dans la maison de la sorcière, Gretel ne sait plus quoi faire de son petit frère. Doit-elle le sauver ou le laisser avec la sorcière dans le four pour retrouver sa belle vie d’avant?

 

Bravo à l’auteure Suzanne Lebeau pour le texte qui était très bien écrit, permettant autant aux enfants qu’aux adultes d’en comprendre le sens et de l’apprécier. Cette merveilleuse pièce jouée par Catherine Dajczman, dans le rôle de Gretel, et Jean-Philip Debien, dans le rôle d’Hansel, met en lumière ce que pensent réellement les personnages au fond d’eux-mêmes. Les rôles sont très bien interprétés.

 

La mise en scène de Gervais Gaudreault est merveilleuse. Tous les déplacements sont parfaits. Nous pouvons facilement imaginer où les personnages se trouvent dans l’histoire seulement avec la manière dont les acteurs sont disposés.

 

Le décor de Stéphane Longpré est simple mais original et est super bien utilisé. 14 chaises hautes en bois servent de décor et créent un effet d’ombrage merveilleux à l’arrière. En effet, quand Gretel et Hansel font comme s’ils sont dans une forêt, l’ombre des chaises hautes est utilisée pour créer les arbres.

 

L’éclairagiste Dominique Gagnon utilise avec habileté les effets de lumière. Avec les effets d’ombrage et de couleurs, ceux-ci donnent encore plus vie au décor. Par exemple, la lumière rouge dans la scène du fourneau donne encore plus de crédibilité à la scène.

 

La bande sonore de Diane Labrosse est très efficace. Elle souligne les émotions de l’actrice comme quand elle est en colère par exemple. Quand elle lève le bras, donnant l’impression qu’elle fait mal à son frère, un son très éloquent donne encore plus de réalisme à l’action. Les bruits inquiétants de la forêt sont également bien rendus.

 

 

Les costumes réalisés par Linda Brunelle représentent bien les personnages, leur donnant encore plus vie. Leurs vêtements nous font automatiquement penser à des enfants.

 

Cette pièce, présentée par Le Carrousel, nous montre les réalités des relations entre frères et sœurs. Une relation qui se promène parfois entre l’amour et la haine. Mais elle montre également que l’amour fraternel est plus fort que tout.

Critique du spectacle Un château sur le dos

Critique du spectacle Un château sur le dos

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Annabel Lestage, 16 ans

 

Le deuxième spectacle auquel nous avons assisté a, lui aussi, su nous émerveiller et nous transporter dans un autre univers. Un château sur le dos est une pièce se rapprochant d’un conte classique pour enfants mais qui est aussi inspirée de la réalité. Martin Bellemare, l’auteur de cette splendide pièce, a créé une histoire où les valeurs de solidarité et de fidélité sont mises de l’avant.

 

Les acteurs : Nicolas Germain-Marchand, Philomène Lévesque-Rainville, Francis-William Rhéaume et Klervi Thienpont, ont remarquablement interprété leurs personnages, nous laissant croire qu’ils appartiennent réellement à une autre époque. L’histoire du général Tremendiata, assoiffé de pouvoir et qui cherche désespérément à s’emparer du château d’Ambauchois, peut sembler un sujet corsé pour les enfants de 7 à 11 ans, mais les comédiens ont relevé avec brio le défi de toujours ajouter une touche d’humour aux scènes dramatiques.

 

L’environnement sonore de Laurier Rajotte appuie toujours l’action de la pièce aux bons moments et ajoute un élément de suspense. Les éclairages de Louis-Xavier Gagnon-Lebrun sont très réussis. Les jeux d’ombres chinoises et l’utilisation de la rétroprojection sur toile captivent le regard des enfants. Le décor du spectacle conçu par Patrice Charbonneau-Brunelle qui a aussi fait les costumes et les marionnettes (conseillé par Marie-Pierre Simard) était simple, mais très efficace.

 

La mise en scène de Marie-Eve Huot assistée par Manon Claveau nous transporte dans l’atmosphère d’un film d’époque. De plus, l’équipe de scène (Nicolas Fortin et Gabriel Duquette) s’est assurée que le spectacle se déroule avec brillance.

 

À travers cette pièce, je remarque de belles trouvailles créatives, comme par exemple, la couronne du général faite de fourchettes. L’aspect du spectacle qui m’a aussi vraiment impressionnée et qui nous a tous, adultes comme enfants, admirablement surpris, sont les marionnettes. Faites d’objets recyclés, ces marionnettes transformées en soldats ont rajouté un côté original à la pièce et ont su captiver avec fascination l’attention de nos plus jeunes spectateurs.

 

J’ai bien aimé le fait qu’en créant cette pièce l’auteur voulait faire passer un message. De nos jours, trop souvent les histoires qui nous sont racontées ne veulent rien dire. Mais, à travers cette belle histoire le message de courage, de détermination et de loyauté est véhiculé, non seulement pour donner le bon exemple, mais aussi pour inciter les enfants à écouter leurs valeurs intérieures.

 

Pour conclure, ce spectacle a été bien apprécié par les enfants qui ont déjà hâte aux prochaines pièces.

Critique du spectacle Tu dois avoir si froid

Critique du spectacle Tu dois avoir si froid

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par : Sandrine Demers, 14 ans

 

Cette année la saison commence en grand avec la pièce : « Tu dois avoir si froid », une production de l’Arrière-Scène. Ce spectacle est, selon moi, un incontournable.  Simon Boulerice, l’auteur de ce chef-d’œuvre, a su manier les mots afin de replonger les adultes dans l’univers de l’enfance, tout en intéressant les tout-petits.

Marie Bernier ( Morgane) et Gabriel Szabo (Félix), les comédiens, plongent complètement dans leur personnage afin de nous offrir une interprétation des plus phénoménales. Ils ont réussi avec brio à trouver l’enfant intérieur qui dormait en eux.

Le décor, réalisé par Paul Livernois, est rempli de petits détails qui nous transportent littéralement dans l’univers de ces deux jeunes enfants, par exemple: les fenêtres givrées, les cintres sur roulettes, sur lesquels Félix et Morgane accrochent des manteaux qui personnalisent parfaitement chacun des membres de leur famille. L’éclairage, réalisé par Claude Cournoyer, est, selon moi, sans trop d’extravagances. Il a su resté discret, mais toutefois, il apporte du réalisme à l’histoire.

Quand nous étions jeunes, nous avions tous un objet dont nous ne nous séparions jamais. Pour Félix, cet objet, ce sont des lunettes qui lui permettent de voir en trois dimensions : j’ai  trouvé cette idée formidable. Les costumes que portent les comédiens vont à merveille avec l’âge et le caractère des enfants qu’ils interprètent. En ce qui concerne la musique, Pierre Labbé a su mettre à merveille cet aspect en évidence.  J’ai adoré le fait que nous entendions de la musique de Noël et des rires, étant donné que la pièce se déroule dans le temps des fêtes. J’ai apprécié aussi le bruit du vent quand Félix et Morgane ouvrent la fenêtre.  La mise en scène m’a m’épatée car nous pouvions nous apercevoir que les comédiens occupent bien la scène et ne restent pas toujours à la même place.

Bref, une pièce de théâtre incroyable qui met  la barre très haute pour les spectacles à venir.

Critique du spectacle Trois pas dehors

Critique du spectacle Trois pas dehors

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par : Eugénie Gaultier, 14 ans

 

Aujourd’hui, François Gérard nous présente une pièce fantasmagorique qui ne manque pas de surprises.Le texte de François Chanal n’a pas du tout déçu son public. En effet, tout au long du spectacle, les rires des enfants ont paru sans fin.

Dès l’entrée en salle, on est intrigué par le décor conçu par François Gérard, qui étonne à la fois par son côté étrange et sa beauté inspirée d’un drôle d’imaginaire. Peu à peu, le décor se déploie durant l’histoire et parvient même à en devenir un personnage. En arrière-plan, Christophe Durieux a créé avec les projections un environnement fantastique très réussi. La musique de Stéphane Butruille s’intègre harmonieusement au reste de l’environnement du spectacle.

Trois pas dehors est l’histoire de deux jumeaux; l’un d’eux est terrifié à l’idée d’être seul. Il reste dans sa demeure et refuse de sortir. Il préfère imaginer à quoi ressemble l’extérieur plutôt que de s’y retrouver. L’autre, quant à lui, veut explorer le monde environnant. L’histoire débute lorsque l’aventurier des deux décide de sortir malgré les recommandations de son frère. Pour la première fois, il met le pied dehors. Il découvre plein d’objets du quotidien, de l’eau, un miroir et bien d’autres articles qui le comblent de bonheur. Il n’a jamais rien vu de tel. Et puisque son frère préfère l’imaginer, il entreprend de lui décrire toutes les merveilles qui l’entourent.

Après quelques cabrioles, il rencontre une fille tout aussi intrépide que lui. Ils deviennent de bons amis. Elle lui fait découvrir un nouveau monde, à l’aide de mouvements gracieux, parfois acrobatiques. Après avoir entendu la voix de son frère jumeau, elle désire le rencontrer, mais leur premier rendez-vous s’avère difficile pour le casanier qui n’est pas habitué aux surprises. Peu à peu le temps fait son œuvre et le petit sédentaire cède à la tentation. Il décide de mettre, à son tour, le pied dehors.

Les acteurs, Simon Dusart, Célia Guibbert et Nicolas Madrecki, ont joué de façon remarquable pour notre grand plaisir et ont réussi à égayer toute la salle.

Selon moi, cette pièce répond à nos attentes et s’avère un bon divertissement. Le jeune public a été tenu en haleine du début à la fin. Trois pas dehors nous fait connaître un nouvel univers rempli de surprises et d’anecdotes succulentes.

 

Critique du spectacle Critique Devant moi le ciel

Critique du spectacle Critique Devant moi le ciel

Jeunes critiques culturels

Cette critique a été écrite par Anabel Lestage, jeune critique culturel de L’Arrière Scène et, publiée dans le journal L’Oeil Régional du 23 avril 2014.


Depuis le mois de septembre, moi et mes coéquipiers avons vu plusieurs spectacles, nous touchant les uns les autres à leur manière. Mais le spectacle Devant moi, le ciel  fut un des plus surprenants jusqu’à présent.

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Critique du spectacle Petite vérité inventée

Critique du spectacle Petite vérité inventée

Jeunes critiques culturels

Cette critique a été écrite par Sandrine Demers, jeune critique culturel de L’Arrière Scène, et publiée dans le journal L’Oeil Régional du 19 mars 2014.


Petite vérité inventée est une production du Théâtre Bouches Décousues.  La première du spectacle avait lieu le dimanche 23 février dernier au Centre culturel de Beloeil.

Selon moi, cette pièce est un chef d’oeuvre au niveau visuel. Le décor n’était composé que d’un divan, de boîtes et de papier à bulles, mais il était très polyvalent et cela a réussi à nous transporter dans un autre univers. Le divan pouvait se transformer facilement en différents éléments de l’histoire. Un instant le divan devenait un mur, à l’autre moment une porte. J’ai été très impressionnée.  Félicitations à Alain Jenkins pour son génie.

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Critique du spectacle Tout ce que vous n’avez pas vu à la télé

Critique du spectacle Tout ce que vous n’avez pas vu à la télé

Jeunes critiques culturels

Cette critique a été écrite par Félix Poisson, jeune critique culturel de L’Arrière Scène, et publiée dans le journal L’Oeil Régional du 19 février 2014.


Récemment, j’ai eu le très grand plaisir de voir le spectacle Tout ce que vous n’avez pas vu à la télé de Simon Boulerice, présenté par l’Arrière Scène et par Abat-jour théâtre.

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