Critique du spectacle « Le ciel des ours »

Critique du spectacle « Le ciel des ours »

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Flavie Vézina

Le ciel de Ours est une production du TEATRO GIOCO VITA qui se passionne pour le théâtre d’ombres depuis les années 70 et qui a beaucoup de succès à travers le monde. Cette pièce est inspirée de l’œuvre d’Hemel voor Beer de Dolf Verroen et Wolf Erlbruch.

Un ours veut devenir Papa ours, mais il ne sait pas comment avoir un petit! Par la suite, un petit ourson dont le grand-père ours est décédé veut aller le rejoindre au ciel des ours, où tous les ours sont heureux. Ça fait beaucoup «d’ours» non? Les deux ours ont un point en commun : ils essaient de trouver la réponse à leurs questions existentielles en regardant le ciel.

Cette comédie est un chef d’œuvre qui a fait rire petits et grands. D’ailleurs, le metteur en scène, Fabrizio Montecchi, a su aborder des sujets plus lourds tels que la mort tout en douceur et sans choquer qui que ce soit. Les comédiens, Deniz Azhar Azari et Andrea Coppone, ont su manœuvrer le décor compliqué avec brio. Leur travail demandait beaucoup de précision pour réussir à créer des beaux effets d’ombrage et je leur lève donc mon chapeau. Ils manipulaient des « silhouettes » magnifiques créées par Federica Ferrari et Nicoletta Garioni sous les éclairages habiles  d’Anna Adorno.

Sur la musique d’Alessandro Nidi, les chorégraphies loufoques de Valério Longo étaient époustouflantes et exécutées par les comédiens qui nous faisaient rire de bon cœur. Ils nous faisaient complètement oublier que les accessoires se déplaçaient! Il n’y avait pas de temps morts et nous restions suspendus à la pièce du début à la fin.

Le seul petit bémol que j’ai trouvé à cette pièce c’est l’accent des acteurs. Étant italiens, ils avaient un accent très prononcé qui nous empêchait parfois de bien comprendre ce qu’ils disaient. Malgré cela, la grande majorité des enfants et adultes à qui j’ai parlé m’ont avoué avoir beaucoup aimé la pièce.

Pour résumer, les comédiens étaient excellents, mais tous ceux qui ont travaillé pour monter cette magnifique pièce l’étaient tout autant.

Critique du spectacle Le merveilleux voyage de Réal de Montréal

Critique du spectacle Le merveilleux voyage de Réal de Montréal

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Anabel Lestage

La dernière pièce que nous sommes allés voir au théâtre fut très appréciée du public. Elle était inspirée du merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède. Son auteure avait pour mission d’instruire son public scolaire sur la géographie de la Suède. Rébecca Déraspe, l’auteure du spectacle Le merveilleux voyage de Réal à Montréal en a fait de même, mais avec le Québec.

L’histoire de Réal de Montréal est celle d’un jeune garçon qui, une nuit, se fait transformer en petit homme par un lutin nommé Jacob de Repentigny et de son long voyage à travers le Québec. Au tout début, Réal va rencontrer une jeune mouette qui rêve de s’envoler avec les bernaches. Réal de Montréal et la mouette se joignent finalement à eux et de nombreuses péripéties surviennent.

Ce fut un récit captivant pour les enfants, qui rêvaient eux aussi de voyager sur le dos d’oiseaux. De plus, les rencontres de Réal avec le méchant renard, le pêcheur, la randonneuse et d’autres, ont permis de changer sa vision du monde.

Le décor imaginé par Véronique Bertrand était non seulement original mais aussi très pratique. Il servait à faire des ombres chinoises, des vidéos (réalisés par Frédéric St-Hilaire), à cacher les marionnettistes et était très joli sur scène.  S’ajoutait à cela l’éclairage de Cyril Bussy qui  suivait parfaitement le jeu des acteurs et mettait une belle ambiance.

Durant la représentation, il n’y avait pas beaucoup de musique (faite par Guillaume Arsenault) mais je trouve que cela mettait plus d’emphase sur les dialogues, ce qui est une très bonne chose.

L’excellent texte de Rébecca Déraspe faisait appel aux spectateurs de tout âge. L’humour était bien présent et adapté pour les jeunes spectateurs.  Ceux-ci ont aussi été très intrigués par les marionnettes produites par la conceptrice Stéphanie Cloutier.

D’ailleurs, j’ai aussi beaucoup apprécié que les marionnettistes : Juliane Desrosiers-Lavoie, Hubert Lemire et Maxime Mailloux étaient aussi les acteurs du spectacle. Cela ajoute un plus à la pièce.  Ce spectacle nous fait voyager à travers le Québec et nous  divertit. Les parents ont eux aussi apprécié ce spectacle, malgré quelques longueurs.

À la fin de son périple, le personnage de Réal de Montréal est très heureux de retrouver ses parents et il les apprécie à leur juste valeur. Ce petit enfant rebelle est maintenant heureux et voit le monde d’une toute autre façon. En somme, le Théâtre Bouches Décousues et le Théâtre de la Petite Marée ont créé un très beau et touchant spectacle.

Critique du spectacle La nuit de la patate

Critique du spectacle La nuit de la patate

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Maude Vincent

La nuit de la patate est une pièce écrite par Joël da Silva, qui signe aussi la conception sonore et co-produite par Le Théâtre Magasin et Les Boréades. C’est un spectacle palpitant et plein d’aventures. L’histoire se passe dans un kiosque à patates frites où celui que l’on surnomme « le roi de la patate» attend, avec excitation, la venue de son premier client. Son premier client sera un drôle de monsieur qui embarquera le roi de la patate dans une histoire des plus abracadabrantes. Cette pièce s’adresse aux enfants mais les adultes aussi peuvent se laisser emporter par cette histoire.

Mon coup de coeur va au décor, mais surtout aux accessoires utilisés dans le spectacle.  Le décor était différent des décors des autres spectacles que j’ai vus. Au lieu que les spectateurs soient assis dans la salle et que l’action se passe sur la scène, nous étions plutôt assis sur la scène tout autour de la pièce sur des bancs et sur des coussins au sol pour les plus petits.

J’ai adoré, tout particulièrement, le fait que ce soit les comédiens eux-mêmes qui jouent leur musique avec de vrais instruments, dont des flûtes  et des accordéons. Les costumes créés par Marianne Thériault allaient parfaitement avec le thème de la pièce. L’éclairage  de Nancy Buissières s’adaptait bien aux scènes interprétées par les acteurs Joël da Silva et Francis Colpron.

Selon moi, cette pièce a été très appréciée par tout le monde. Nous avons été emportés dans l’imagination des acteurs. La mise en scène de Martin Boisjoly était particulièrement efficace. Le public a bien participé, tout le monde a ri.

Je n’ai pas de commentaires négatifs à faire, cependant le fait que plusieurs enfants se sont mis à beaucoup bouger vers la fin de la pièce laisse croire que la pièce était peut être un peu longue pour les jeunes enfants mais sinon ce spectacle était tout simplement génial!

Critique du spectacle Petites Bûches

Critique du spectacle Petites Bûches

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Lucie-Maud Pelletier

 

Petites bûches est une pièce présentée par le théâtre de la Vieille 17 que j’ai trouvée très agréable à écouter. Elle raconte une belle histoire sur le hasard, la perception et la découverte d’autrui.

On croit totalement au rôle que tient Alexandre Gauthier, celui du jeune garçon perdu dans un pays d’Europe de l’Est ravagé par la guerre. Le ton enfantin et l’attitude enthousiaste qu’il prend m’ont charmée.

Il serait bien dommage de passer sous silence l’interprétation des trois autres acteurs : Roch Castonguay, Danielle Le Saux-Farmer et Chloé Tremblay. Ils se débrouillent aussi bien. Ils tiennent le public en haleine, tout comme le texte écrit par Jean-Philippe Lehoux.

Par contre, le texte s’étire un peu trop et présente de la répétition dans les gags, ce qui peut devenir lassant. De plus, je me demande si la situation de base de l’Europe de l’Est se montre, dans le spectacle, assez évidente et claire pour le public visé, les enfants de 8 à 12 ans.

Les 4 personnages évoluent dans un décor bien pensé, malgré la simplicité de sa composition. Celui-ci n’étant fait qu’à partir de vieux objets tels une voiture et quelques valises.

Les éclairages imaginés par Michael Brunet créent une bonne ambiance et sont très bien assortis au décor et à la mise en scène de Joël Beddows.  Par exemple, un éclairage tournant au-dessus du vieux carrousel immobile nous donne l’impression qu’il tourne…

Bref, je recommande cette pièce de théâtre qui, je pense, fut bien appréciée en général.

Critique du spectacle Conte de la neige

Critique du spectacle Conte de la neige

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Sandrine Demers

Aujourd’hui, tout le monde est au courant de la crise des immigrants en Syrie, par contre qui sait vraiment ce qu’ils ont vécu.

La pièce que je suis allée voir dimanche dernier nous montrait la vie d’un jeune garçon, fils d’immigrants espagnols. Octavio, interprété par le comédien Christian Essiambre. Octavio est un garçon unique, possédant une grande imagination, mais entretenant une relation difficile avec son père : Joan, interprété par le comédien Hugues Frenette. Joan est un écrivain. Il passe tout son temps à écrire sur sa machine à écrire qu’il nomme affectueusement Erica. Ce qui exaspère Octavio, qui voudrait bien avoir l’attention de son père.

Ce que j’ai bien aimé c’est l’humour qui était présent tout au long de la pièce. Par exemple quand Octavio se fait intimider par le méchant Paul-André, la brute de son école et que Marie, une petite fille qu’Octavio aime, arrive et dit : « Moi j’aime pas ça les personnes qui s’en prennent aux losers».

Marie, ainsi que la grand-mère d’Octavio, sont toutes deux interprétées par la même comédienne : Agnès Zacharie. Bien qu’Agnès Zacharie interprète plusieurs rôles, on sait très bien distinguer le changement de personnages, grâce aux différents costumes qu’elle porte. Les costumes sont une conception d’Erica Schmitz.

À travers ce texte rempli d’humour et d’histoires farfelues, on comprend bien la situation dans laquelle vivent les immigrants qui viennent au Canada. Je trouve le texte, écrit par Philippe Soldevila, intelligent. Au début de la pièce, Octavio joue avec des objets saugrenus, entassés dans une vieille mallette, par exemple une brosse en forme de chien, et ce n’est qu’à la fin qu’on se rend compte de l’importance de ces objets dans son histoire familiale.

La musique de Jean-François Mallet, est présente tout au long de la pièce. Elle est subtile, mais efficace. Tout comme la musique, les différents éclairages, réalisés par Christian Fontaine, restent discrets, mais s’intègrent à merveille à l’histoire.

Conte de la neige est une production du Théâtre des Confettis en collaboration avec le Théâtre de Secours. Bref, c’est une pièce à ne pas manquer!

Critique du spectacle Le coeur en hiver

Critique du spectacle Le coeur en hiver

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Anabel Lestage

En tant que jeune critique, j’ai eu la chance d’aller voir une adaptation du conte La Reine des neiges intitulée Le coeur en hiver.  Originalement publié par Hans Christian Andersen, un célèbre auteur des années 1840, cette pièce fut adaptée par Étienne Lepage, auteur, et par Catherine Vidal, metteure en scène.

 

Le Théâtre de l’Oeil laisse place à un spectacle de marionnettes émouvant, racontant l’histoire d’une petite fille nommée Gerda qui part à la recherche de Kay, son ami disparu. Tout au long de la pièce, elle surmonte de nombreux obstacles et fait preuve d’un immense courage.

 

L’émotion durant la pièce est forte. Surtout pour des enfants de six ans. Par contre, les nombreux pléonasmes utilisés par les narrateurs ajoutent une touche humoristique qui allège le spectacle.

 

Le fait qu’on ait inclus les marionnettistes à l’histoire et qu’en plus le narrateur interagisse avec le public, ont rendu l’écoute de la pièce beaucoup plus agréable. Les acteurs du spectacle, Nicolas Germain-Marchand, Pierre-Louis Renaud, Estelle Richard et Karine Sauvé ont su émerveiller les enfants jusqu’à la dernière seconde.

 

De plus, le décor était magnifique et très original. La roue qui faisait tourner le décor nous a tous vraiment impressionnés. Ce n’est pas seulement le décor qui était à en couper le souffle mais les marionnettes aussi.

 

C’est donc grâce a André Laliberté, directeur artistique et fondateur du Théâtre de l’Oeil, qui était conseiller artistique sur ce spectacle, également aux conseils du marionnettiste Stéphane Heine et surtout aux conceptions de Richard Lacroix que les marionnettes furent aussi belles.

 

La conception sonore fait par Francis Rossignol et les éclairages de Alexandre Pilon-Guay ont ajouté une belle ambiance au spectacle. Bien sûr, le spectacle n’aurait pas pu être aussi bien réussi sans le régisseur Gilles Perron et la machiniste Catherine Germain.

 

Différent des autres contes que nous avons l’habitude de lire, cette histoire amène une perception différente de la vie aux jeunes, mais aussi aux parents. Durant la pièce, les enfants réalisent que ce sont les petites choses de la vie, comme par exemple le soleil et les fleurs, qui nous rendent réellement heureux. Ils réalisent aussi que même après énormément d’efforts, on n’obtient pas toujours ce que l’on souhaite et qu’aussi parfois il vaut mieux être seul que mal accompagné.

 

Les enfants, et moi-même d’ailleurs, avons été surpris par la fin de l’histoire.  Celle-ci a laissé place à une réflexion morale peu commune d’habitude dans les histoires écrites pour les jeunes. J’ai vraiment apprécié que cette pièce démontre la réalité et non seulement que le bon côté des choses.

Critique du spectacle Toi du monde

Critique du spectacle Toi du monde

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Flavie Vézina

 

Toi du monde est une pièce ayant pour but de montrer aux jeunes enfants que tout le monde peut passer par-dessus les difficultés dans la vie.

 

Serge Boulier, l’acteur principal, se sert de plusieurs marionnettes pour créer un petit village sur la scène. Il raconte l’histoire de la vie de tous ses petits personnages pour remonter le moral de son amie, Elle. Serge Boulier est également metteur en scène et auteur du spectacle. Toi du monde s’adressait aux jeunes d’environ 3 ou 4 ans et ce n’était pas une tâche facile de les garder attentifs à ce qui se passait sur la scène. Mais M. Boulier s’est très bien débrouillé en les faisant rire et en restant énergique dans son interprétation.

 

De la belle musique habitait les moments de silence et Serge Boulier avait un excellent synchronisme avec le musicien Rémi Le Bian. Ça lui permettait de créer quelques effets que les enfants et les parents ont appréciés. Le décor et les marionnettes étaient confectionnés de manière à ce que Serge puisse déployer des ponts entre les maisons, ouvrir des fenêtres, accrocher des marionnettes un peu partout et ouvrir des lumières à l’intérieur des petits bâtiments. Il avait un très bon contrôle des marionnettes et du décor.

 

Malheureusement, je reste sous l’impression que les enfants n’ont pas tout compris de la pièce. Particulièrement certains sous-entendus dans le texte. J’ai également entendu dire que certains jeunes commençaient à trouver la pièce longue et avaient hâte qu’elle finisse. Cependant on entendait souvent rigoler le public, grâce à l’interprétation de l’acteur tout au long de la pièce. Pour ma part, j’ai bien aimé Toi du monde et je soupçonne que les parents ne se sont pas ennuyés, même si c’était un spectacle pour les tout-petits.

Critique du spectacle Terrier

Critique du spectacle Terrier

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Anabel Lestage, 14 ans

 

La toute dernière pièce de l’année qui était intitulée Terrier a très bien terminé la saison 2014-2015. Cette pièce, pour les enfants de 4 à 7 ans, a su attirer l’attention et fut un grand succès auprès de ses auditeurs, grands et petits.

 

Produite par le théâtre du Gros Mécano et par Les Incomplètes, Terrier est une excellente pièce pour les tout-petits qui vont au théâtre pour une première fois. Même si les comédiennes parlaient une langue inconnue et utilisaient leurs corps pour raconter l’histoire, ce spectacle était facile à comprendre. Il avait un thème léger et amusant et il était aussi très divertissant.

 

Cette pièce avec les comédiennes Laurence P. Lafaille et Audrey Marchand permettait vraiment aux enfants de laisser aller leur imagination. Durant la représentation, les personnages mettaient en valeur l’amitié et ses nombreuses vertus. Les petites créatures apprendront vite de leurs erreurs et réaliseront qu’il n’y a pas de lien plus fort que l’amitié. C’est à travers leurs nombreuses expressions à la fois drôles et réfléchies et avec le merveilleux jeu d’acteur que nous avons pu découvrir le véritable sens de cette pièce.

 

Sur scène, une des nombreuses particularités qui nous a impressionnés, autant nous les jeunes critiques, que les jeunes spectateurs, était le décor. Ce décor ingénieux imaginé par Dominique Giguère n’était pas seulement beau à regarder, mais attirait vraiment la curiosité. Il nous mettait dans l’ambiance d’une forêt, avec des rideaux pour faire les arbres. La projection sur ces rideaux faisait changer le décor en fonction des saisons. C’était vraiment impressionnant ! Le superbe éclairage était réalisé par Caroline Ross.

 

Les détails utilisés pour la caverne des créatures étaient ingénieux et époustouflants. La musique jouait un rôle important puisque les acteurs faisaient plus de gestes qu’ils ne parlaient, mais Pascal Robitaille a su relever le défi avec brio. La mise en scène de Carol Cassistat et de Josiane Bernier a été très bien réussie aussi. Malgré quelques longueurs, Terrier  est une pièce qui a su accrocher même les plus jeunes spectateurs du début à la fin et je la conseille à tous les publics.

Critique du spectacle Emmac terre marine

Critique du spectacle Emmac terre marine

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par : Flavie Vézina, 13 ans

 

Emmac est une jeune fille remplie de joie de vivre, mais, quand elle réalise que son père est mort, son monde s’écroule. Elle plonge dans l’océan et, avec le temps, se transforme en femme-poisson. Elle se fait repêcher par un pêcheur plusieurs années plus tard et commence une toute nouvelle vie.

 

Cette pièce inspirée du conte inuit La femme squelette nous présente cette histoire merveilleuse qui inclue de la danse, du chant, de la poésie et des marionnettes. Emmanuelle Clavé, Jody Hegel et Jean-François Légaré ont bien interprété les personnages en dansant et en manipulant les marionnettes.

 

Emanuelle Clavé a également été en charge de la direction artistique, des chorégraphies, de la conception des marionnettes et de l’adaptation du conte en plus d’être la danseuse principale.

 

La scénographie, la musique et l’éclairage rajoutaient beaucoup à la beauté de la pièce. Jean Cummings a réussi à faire des marionnettes simples et originales avec presque rien, ce qui est génial. La narration du poète Richard Desjardins nous permet de plus facilement comprendre la pièce car les symboles utilisés pour représenter certains aspects (comme l’océan, par exemple, qui peut représenter la solitude de Emmac suite au décès de son père) ne sont pas très faciles à comprendre. Peut-être que le spectacle aurait dû s’adresser aux plus vieux plutôt qu’aux 10 ans et plus.

 

Emmac terre marine représente le passage de la vie à la mort et le retour à la vie suite à un moment difficile. Nous y trouvons comme thèmes principaux : la peur et le deuil, le cycle vie/mort/vie, le lien avec les éléments de la nature, la transformation, la créativité et la spiritualité. Ce qui nous laisse avec une multitude de questions sans réponses après le spectacle.

 

Malgré les superbes chorégraphies et la magnifique poésie de Richard Desjardins, la pièce peut paraître longue à la fin et certains peuvent être déçus de ne pas avoir très bien compris la pièce, mais ce sont les deux seuls gros points négatifs que j’ai trouvés.

Critique du spectacle Gretel et Hansel

Critique du spectacle Gretel et Hansel

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par : Flavie Vézina, 13 ans

 

 

J’ai beaucoup aimé cette pièce touchante nous présentant le conte classique d’Hansel et Gretel sous un nouvel angle. Gretel mène une belle vie en tant que fille unique avec ses parents. L’arrivée de son petit frère Hansel bouleverse sa vie et elle lui en veut beaucoup. Quand leurs parents les abandonnent dans la forêt et qu’ils se retrouvent dans la maison de la sorcière, Gretel ne sait plus quoi faire de son petit frère. Doit-elle le sauver ou le laisser avec la sorcière dans le four pour retrouver sa belle vie d’avant?

 

Bravo à l’auteure Suzanne Lebeau pour le texte qui était très bien écrit, permettant autant aux enfants qu’aux adultes d’en comprendre le sens et de l’apprécier. Cette merveilleuse pièce jouée par Catherine Dajczman, dans le rôle de Gretel, et Jean-Philip Debien, dans le rôle d’Hansel, met en lumière ce que pensent réellement les personnages au fond d’eux-mêmes. Les rôles sont très bien interprétés.

 

La mise en scène de Gervais Gaudreault est merveilleuse. Tous les déplacements sont parfaits. Nous pouvons facilement imaginer où les personnages se trouvent dans l’histoire seulement avec la manière dont les acteurs sont disposés.

 

Le décor de Stéphane Longpré est simple mais original et est super bien utilisé. 14 chaises hautes en bois servent de décor et créent un effet d’ombrage merveilleux à l’arrière. En effet, quand Gretel et Hansel font comme s’ils sont dans une forêt, l’ombre des chaises hautes est utilisée pour créer les arbres.

 

L’éclairagiste Dominique Gagnon utilise avec habileté les effets de lumière. Avec les effets d’ombrage et de couleurs, ceux-ci donnent encore plus vie au décor. Par exemple, la lumière rouge dans la scène du fourneau donne encore plus de crédibilité à la scène.

 

La bande sonore de Diane Labrosse est très efficace. Elle souligne les émotions de l’actrice comme quand elle est en colère par exemple. Quand elle lève le bras, donnant l’impression qu’elle fait mal à son frère, un son très éloquent donne encore plus de réalisme à l’action. Les bruits inquiétants de la forêt sont également bien rendus.

 

 

Les costumes réalisés par Linda Brunelle représentent bien les personnages, leur donnant encore plus vie. Leurs vêtements nous font automatiquement penser à des enfants.

 

Cette pièce, présentée par Le Carrousel, nous montre les réalités des relations entre frères et sœurs. Une relation qui se promène parfois entre l’amour et la haine. Mais elle montre également que l’amour fraternel est plus fort que tout.