Critique du spectacle Le merveilleux voyage de Réal de Montréal

Critique du spectacle Le merveilleux voyage de Réal de Montréal

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Anabel Lestage

La dernière pièce que nous sommes allés voir au théâtre fut très appréciée du public. Elle était inspirée du merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède. Son auteure avait pour mission d’instruire son public scolaire sur la géographie de la Suède. Rébecca Déraspe, l’auteure du spectacle Le merveilleux voyage de Réal à Montréal en a fait de même, mais avec le Québec.

L’histoire de Réal de Montréal est celle d’un jeune garçon qui, une nuit, se fait transformer en petit homme par un lutin nommé Jacob de Repentigny et de son long voyage à travers le Québec. Au tout début, Réal va rencontrer une jeune mouette qui rêve de s’envoler avec les bernaches. Réal de Montréal et la mouette se joignent finalement à eux et de nombreuses péripéties surviennent.

Ce fut un récit captivant pour les enfants, qui rêvaient eux aussi de voyager sur le dos d’oiseaux. De plus, les rencontres de Réal avec le méchant renard, le pêcheur, la randonneuse et d’autres, ont permis de changer sa vision du monde.

Le décor imaginé par Véronique Bertrand était non seulement original mais aussi très pratique. Il servait à faire des ombres chinoises, des vidéos (réalisés par Frédéric St-Hilaire), à cacher les marionnettistes et était très joli sur scène.  S’ajoutait à cela l’éclairage de Cyril Bussy qui  suivait parfaitement le jeu des acteurs et mettait une belle ambiance.

Durant la représentation, il n’y avait pas beaucoup de musique (faite par Guillaume Arsenault) mais je trouve que cela mettait plus d’emphase sur les dialogues, ce qui est une très bonne chose.

L’excellent texte de Rébecca Déraspe faisait appel aux spectateurs de tout âge. L’humour était bien présent et adapté pour les jeunes spectateurs.  Ceux-ci ont aussi été très intrigués par les marionnettes produites par la conceptrice Stéphanie Cloutier.

D’ailleurs, j’ai aussi beaucoup apprécié que les marionnettistes : Juliane Desrosiers-Lavoie, Hubert Lemire et Maxime Mailloux étaient aussi les acteurs du spectacle. Cela ajoute un plus à la pièce.  Ce spectacle nous fait voyager à travers le Québec et nous  divertit. Les parents ont eux aussi apprécié ce spectacle, malgré quelques longueurs.

À la fin de son périple, le personnage de Réal de Montréal est très heureux de retrouver ses parents et il les apprécie à leur juste valeur. Ce petit enfant rebelle est maintenant heureux et voit le monde d’une toute autre façon. En somme, le Théâtre Bouches Décousues et le Théâtre de la Petite Marée ont créé un très beau et touchant spectacle.

Critique du spectacle La nuit de la patate

Critique du spectacle La nuit de la patate

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Maude Vincent

La nuit de la patate est une pièce écrite par Joël da Silva, qui signe aussi la conception sonore et co-produite par Le Théâtre Magasin et Les Boréades. C’est un spectacle palpitant et plein d’aventures. L’histoire se passe dans un kiosque à patates frites où celui que l’on surnomme « le roi de la patate» attend, avec excitation, la venue de son premier client. Son premier client sera un drôle de monsieur qui embarquera le roi de la patate dans une histoire des plus abracadabrantes. Cette pièce s’adresse aux enfants mais les adultes aussi peuvent se laisser emporter par cette histoire.

Mon coup de coeur va au décor, mais surtout aux accessoires utilisés dans le spectacle.  Le décor était différent des décors des autres spectacles que j’ai vus. Au lieu que les spectateurs soient assis dans la salle et que l’action se passe sur la scène, nous étions plutôt assis sur la scène tout autour de la pièce sur des bancs et sur des coussins au sol pour les plus petits.

J’ai adoré, tout particulièrement, le fait que ce soit les comédiens eux-mêmes qui jouent leur musique avec de vrais instruments, dont des flûtes  et des accordéons. Les costumes créés par Marianne Thériault allaient parfaitement avec le thème de la pièce. L’éclairage  de Nancy Buissières s’adaptait bien aux scènes interprétées par les acteurs Joël da Silva et Francis Colpron.

Selon moi, cette pièce a été très appréciée par tout le monde. Nous avons été emportés dans l’imagination des acteurs. La mise en scène de Martin Boisjoly était particulièrement efficace. Le public a bien participé, tout le monde a ri.

Je n’ai pas de commentaires négatifs à faire, cependant le fait que plusieurs enfants se sont mis à beaucoup bouger vers la fin de la pièce laisse croire que la pièce était peut être un peu longue pour les jeunes enfants mais sinon ce spectacle était tout simplement génial!

Critique du spectacle Petites Bûches

Critique du spectacle Petites Bûches

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Lucie-Maud Pelletier

 

Petites bûches est une pièce présentée par le théâtre de la Vieille 17 que j’ai trouvée très agréable à écouter. Elle raconte une belle histoire sur le hasard, la perception et la découverte d’autrui.

On croit totalement au rôle que tient Alexandre Gauthier, celui du jeune garçon perdu dans un pays d’Europe de l’Est ravagé par la guerre. Le ton enfantin et l’attitude enthousiaste qu’il prend m’ont charmée.

Il serait bien dommage de passer sous silence l’interprétation des trois autres acteurs : Roch Castonguay, Danielle Le Saux-Farmer et Chloé Tremblay. Ils se débrouillent aussi bien. Ils tiennent le public en haleine, tout comme le texte écrit par Jean-Philippe Lehoux.

Par contre, le texte s’étire un peu trop et présente de la répétition dans les gags, ce qui peut devenir lassant. De plus, je me demande si la situation de base de l’Europe de l’Est se montre, dans le spectacle, assez évidente et claire pour le public visé, les enfants de 8 à 12 ans.

Les 4 personnages évoluent dans un décor bien pensé, malgré la simplicité de sa composition. Celui-ci n’étant fait qu’à partir de vieux objets tels une voiture et quelques valises.

Les éclairages imaginés par Michael Brunet créent une bonne ambiance et sont très bien assortis au décor et à la mise en scène de Joël Beddows.  Par exemple, un éclairage tournant au-dessus du vieux carrousel immobile nous donne l’impression qu’il tourne…

Bref, je recommande cette pièce de théâtre qui, je pense, fut bien appréciée en général.

Critique du spectacle Conte de la neige

Critique du spectacle Conte de la neige

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Sandrine Demers

Aujourd’hui, tout le monde est au courant de la crise des immigrants en Syrie, par contre qui sait vraiment ce qu’ils ont vécu.

La pièce que je suis allée voir dimanche dernier nous montrait la vie d’un jeune garçon, fils d’immigrants espagnols. Octavio, interprété par le comédien Christian Essiambre. Octavio est un garçon unique, possédant une grande imagination, mais entretenant une relation difficile avec son père : Joan, interprété par le comédien Hugues Frenette. Joan est un écrivain. Il passe tout son temps à écrire sur sa machine à écrire qu’il nomme affectueusement Erica. Ce qui exaspère Octavio, qui voudrait bien avoir l’attention de son père.

Ce que j’ai bien aimé c’est l’humour qui était présent tout au long de la pièce. Par exemple quand Octavio se fait intimider par le méchant Paul-André, la brute de son école et que Marie, une petite fille qu’Octavio aime, arrive et dit : « Moi j’aime pas ça les personnes qui s’en prennent aux losers».

Marie, ainsi que la grand-mère d’Octavio, sont toutes deux interprétées par la même comédienne : Agnès Zacharie. Bien qu’Agnès Zacharie interprète plusieurs rôles, on sait très bien distinguer le changement de personnages, grâce aux différents costumes qu’elle porte. Les costumes sont une conception d’Erica Schmitz.

À travers ce texte rempli d’humour et d’histoires farfelues, on comprend bien la situation dans laquelle vivent les immigrants qui viennent au Canada. Je trouve le texte, écrit par Philippe Soldevila, intelligent. Au début de la pièce, Octavio joue avec des objets saugrenus, entassés dans une vieille mallette, par exemple une brosse en forme de chien, et ce n’est qu’à la fin qu’on se rend compte de l’importance de ces objets dans son histoire familiale.

La musique de Jean-François Mallet, est présente tout au long de la pièce. Elle est subtile, mais efficace. Tout comme la musique, les différents éclairages, réalisés par Christian Fontaine, restent discrets, mais s’intègrent à merveille à l’histoire.

Conte de la neige est une production du Théâtre des Confettis en collaboration avec le Théâtre de Secours. Bref, c’est une pièce à ne pas manquer!

Critique du spectacle Le coeur en hiver

Critique du spectacle Le coeur en hiver

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Anabel Lestage

En tant que jeune critique, j’ai eu la chance d’aller voir une adaptation du conte La Reine des neiges intitulée Le coeur en hiver.  Originalement publié par Hans Christian Andersen, un célèbre auteur des années 1840, cette pièce fut adaptée par Étienne Lepage, auteur, et par Catherine Vidal, metteure en scène.

 

Le Théâtre de l’Oeil laisse place à un spectacle de marionnettes émouvant, racontant l’histoire d’une petite fille nommée Gerda qui part à la recherche de Kay, son ami disparu. Tout au long de la pièce, elle surmonte de nombreux obstacles et fait preuve d’un immense courage.

 

L’émotion durant la pièce est forte. Surtout pour des enfants de six ans. Par contre, les nombreux pléonasmes utilisés par les narrateurs ajoutent une touche humoristique qui allège le spectacle.

 

Le fait qu’on ait inclus les marionnettistes à l’histoire et qu’en plus le narrateur interagisse avec le public, ont rendu l’écoute de la pièce beaucoup plus agréable. Les acteurs du spectacle, Nicolas Germain-Marchand, Pierre-Louis Renaud, Estelle Richard et Karine Sauvé ont su émerveiller les enfants jusqu’à la dernière seconde.

 

De plus, le décor était magnifique et très original. La roue qui faisait tourner le décor nous a tous vraiment impressionnés. Ce n’est pas seulement le décor qui était à en couper le souffle mais les marionnettes aussi.

 

C’est donc grâce a André Laliberté, directeur artistique et fondateur du Théâtre de l’Oeil, qui était conseiller artistique sur ce spectacle, également aux conseils du marionnettiste Stéphane Heine et surtout aux conceptions de Richard Lacroix que les marionnettes furent aussi belles.

 

La conception sonore fait par Francis Rossignol et les éclairages de Alexandre Pilon-Guay ont ajouté une belle ambiance au spectacle. Bien sûr, le spectacle n’aurait pas pu être aussi bien réussi sans le régisseur Gilles Perron et la machiniste Catherine Germain.

 

Différent des autres contes que nous avons l’habitude de lire, cette histoire amène une perception différente de la vie aux jeunes, mais aussi aux parents. Durant la pièce, les enfants réalisent que ce sont les petites choses de la vie, comme par exemple le soleil et les fleurs, qui nous rendent réellement heureux. Ils réalisent aussi que même après énormément d’efforts, on n’obtient pas toujours ce que l’on souhaite et qu’aussi parfois il vaut mieux être seul que mal accompagné.

 

Les enfants, et moi-même d’ailleurs, avons été surpris par la fin de l’histoire.  Celle-ci a laissé place à une réflexion morale peu commune d’habitude dans les histoires écrites pour les jeunes. J’ai vraiment apprécié que cette pièce démontre la réalité et non seulement que le bon côté des choses.

Les paillettes d’Edgar

Les paillettes d’Edgar

Nouvelles

Louise Saint-Pierre, collaboration spéciale

 

La belle histoire de deux compagnies de théâtre, l’une française, La Manivelle Théâtre, l’autre québécoise, L’Arrière Scène, qui coproduisent un spectacle, pas deux, en fait le même, mais pas tout à fait. Que je vous explique un peu.

 

Le Québécois Simon Boulerice a rencontré un petit garçon très spécial lors d’un séjour en France à La Manivelle Théâtre, à Lille. Ce petit garçon lui a d’abord inspiré une pièce, ensuite un roman qui a été publié avant la pièce, et finalement un spectacle, celui que nous allons voir : Edgar Paillettes. Edgar se déguise à l’année, tous les jours, sauf le samedi. Il fait de sa vie un poème flamboyant, étonnant, assez pour que son frère aîné, Henri, se demande quelle place il peut bien avoir, lui, dans cette famille. Car Henri se trouve bien terne à côté de son frère si… particulier.

 

Voilà pour le point de départ de la pièce qui, tout de suite, a intéressé deux compagnies de théâtre ayant les mêmes recherches en spectacle pour les jeunes, mais des deux côtés de la mer océane. Les deux directeurs ont décidé de monter deux exemplaires du même spectacle, l’un pour le Québec, l’autre pour la France et la Belgique. Avec des différences entre les deux, qui respectent les cultures et les accents et les façons de voir et de travailler, mais vraiment, pas si grandes que ça. Parce que la chimie a tout de suite opéré entre les codirecteurs et les cometteurs en scène français et québécois, entre le compositeur, le vidéaste et la créatrice d’éclairages français et le scénographe et créateur de costumes québécois. Les deux productions sont les mêmes. Ce qui différencie les deux Edgar Paillettes, ce sont les distributions, française pour l’Europe, québécoise pour ici. Mais les deux metteurs en scène auront travaillé avec les deux équipes de comédiens.

 

Ce qui donne de véritables échanges interculturels et internationaux, afin d’enrichir notre regard sur le théâtre et sur nous-mêmes. Edgar Paillettes sera présenté en grande première le samedi 19 novembre 2016 à 15 h au Centre culturel de Beloeil. Pour réserver vos billets, communiquez avec la billetterie au 450 464-4772 ou consultez le www.arrierescene.qc.ca.

Un grand théâtre italien pour les petits au Centre culturel de Beloeil

Un grand théâtre italien pour les petits au Centre culturel de Beloeil

Nouvelles
Louise Saint-Pierre, collaboration spéciale

 

Le Teatro Gioco Vita, fondé en 1971, crée du théâtre d’ombres, d’acteurs et de danse depuis la fin des années 70. Il a parcouru le monde avec ses spectacles et collaboré avec les plus grandes maisons d’opéra. Pour notre plus grand plaisir, il s’arrête chez nous pour nous présenter Le ciel des ours.

Dès que les hommes se sont réfugiés dans les cavernes et se sont mis à faire du feu, ils ont découvert la beauté et la fascination des ombres sur les parois rocheuses. Depuis, ils n’ont jamais cessé d’explorer leurs jeux, en Asie d’abord, au Moyen-Orient ensuite, partout dans le monde depuis la fin du XIXe siècle. Si simple et si évocateur, le théâtre d’ombres ne demande que de la lumière, des objets ou des acteurs, un mur ou un écran et toute l’imagination des manipulateurs-créateurs.

C’est ce que nous propose le Teatro Gioco Vita avec son spectacle Le ciel des ours, tiré d’un conte néerlandais contemporain pour les petits de trois à huit ans. Deux ours, un grand et un petit, consultent le ciel pour obtenir réponse à leurs questions. Le grand se demande comment faire pour être papa, le petit, comment rejoindre son grand-père tant aimé qui est parti pour toujours dans le ciel des ours. Ils vont apprendre que la solution ne se trouve pas dans le ciel, mais sur la terre, entourés des leurs, de leur amour et de leur joie.

Le ciel des ours nous présente un théâtre d’ombres où la couleur existe, un théâtre d’acteurs qui jouent et dansent, un théâtre d’humour et de délicatesse qui répond aux questions existentielles sur la vie et la mort, l’amour et son apprentissage.

Le spectacle Le ciel des ours sera présenté le dimanche 30 octobre 2016 à 15 h au Centre culturel de Beloeil. Pour sa 40e saison, L’Arrière Scène offre des activités gratuites avant-spectacle. Arrivez tôt! L’atelier familial débute à 14 h 15.  Pour réserver vos billets pour le spectacle, communiquez avec la billetterie au 450 464-4772 ou consultez le www.arrierescene.qc.ca

 

Critique du spectacle Toi du monde

Critique du spectacle Toi du monde

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Flavie Vézina

 

Toi du monde est une pièce ayant pour but de montrer aux jeunes enfants que tout le monde peut passer par-dessus les difficultés dans la vie.

 

Serge Boulier, l’acteur principal, se sert de plusieurs marionnettes pour créer un petit village sur la scène. Il raconte l’histoire de la vie de tous ses petits personnages pour remonter le moral de son amie, Elle. Serge Boulier est également metteur en scène et auteur du spectacle. Toi du monde s’adressait aux jeunes d’environ 3 ou 4 ans et ce n’était pas une tâche facile de les garder attentifs à ce qui se passait sur la scène. Mais M. Boulier s’est très bien débrouillé en les faisant rire et en restant énergique dans son interprétation.

 

De la belle musique habitait les moments de silence et Serge Boulier avait un excellent synchronisme avec le musicien Rémi Le Bian. Ça lui permettait de créer quelques effets que les enfants et les parents ont appréciés. Le décor et les marionnettes étaient confectionnés de manière à ce que Serge puisse déployer des ponts entre les maisons, ouvrir des fenêtres, accrocher des marionnettes un peu partout et ouvrir des lumières à l’intérieur des petits bâtiments. Il avait un très bon contrôle des marionnettes et du décor.

 

Malheureusement, je reste sous l’impression que les enfants n’ont pas tout compris de la pièce. Particulièrement certains sous-entendus dans le texte. J’ai également entendu dire que certains jeunes commençaient à trouver la pièce longue et avaient hâte qu’elle finisse. Cependant on entendait souvent rigoler le public, grâce à l’interprétation de l’acteur tout au long de la pièce. Pour ma part, j’ai bien aimé Toi du monde et je soupçonne que les parents ne se sont pas ennuyés, même si c’était un spectacle pour les tout-petits.

Critique du spectacle Terrier

Critique du spectacle Terrier

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Anabel Lestage, 14 ans

 

La toute dernière pièce de l’année qui était intitulée Terrier a très bien terminé la saison 2014-2015. Cette pièce, pour les enfants de 4 à 7 ans, a su attirer l’attention et fut un grand succès auprès de ses auditeurs, grands et petits.

 

Produite par le théâtre du Gros Mécano et par Les Incomplètes, Terrier est une excellente pièce pour les tout-petits qui vont au théâtre pour une première fois. Même si les comédiennes parlaient une langue inconnue et utilisaient leurs corps pour raconter l’histoire, ce spectacle était facile à comprendre. Il avait un thème léger et amusant et il était aussi très divertissant.

 

Cette pièce avec les comédiennes Laurence P. Lafaille et Audrey Marchand permettait vraiment aux enfants de laisser aller leur imagination. Durant la représentation, les personnages mettaient en valeur l’amitié et ses nombreuses vertus. Les petites créatures apprendront vite de leurs erreurs et réaliseront qu’il n’y a pas de lien plus fort que l’amitié. C’est à travers leurs nombreuses expressions à la fois drôles et réfléchies et avec le merveilleux jeu d’acteur que nous avons pu découvrir le véritable sens de cette pièce.

 

Sur scène, une des nombreuses particularités qui nous a impressionnés, autant nous les jeunes critiques, que les jeunes spectateurs, était le décor. Ce décor ingénieux imaginé par Dominique Giguère n’était pas seulement beau à regarder, mais attirait vraiment la curiosité. Il nous mettait dans l’ambiance d’une forêt, avec des rideaux pour faire les arbres. La projection sur ces rideaux faisait changer le décor en fonction des saisons. C’était vraiment impressionnant ! Le superbe éclairage était réalisé par Caroline Ross.

 

Les détails utilisés pour la caverne des créatures étaient ingénieux et époustouflants. La musique jouait un rôle important puisque les acteurs faisaient plus de gestes qu’ils ne parlaient, mais Pascal Robitaille a su relever le défi avec brio. La mise en scène de Carol Cassistat et de Josiane Bernier a été très bien réussie aussi. Malgré quelques longueurs, Terrier  est une pièce qui a su accrocher même les plus jeunes spectateurs du début à la fin et je la conseille à tous les publics.