Création

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Nouvelles

Louise Saint-Pierre, collaboration spéciale

 

On crée pour comprendre, aller plus loin que la simple réalité, pour évoluer, échanger, transmettre, et plus encore. On crée parce que c’est un besoin essentiel, vital.

Dans Les Mains dans la gravelle, l’auteur et unique comédien, Simon Boulerice, donne vie à une installation et à un artiste en arts visuels, Fred Gravel. Or cette installation, créée à partir d’objets banals d’un quotidien pauvre, évoque les dix ans de son créateur.  En racontant ses dix ans, l’auteur renoue avec son enfance, ses émotions, ses rencontres, son milieu, sa famille, ses jeux, ses trouvailles et les partage avec nous. Et c’est ce partage, cette communication qui nous relie, nous nourrit, nous permet à notre tour de peut-être refaire notre parcours afin de mieux comprendre où nous en sommes, si nous sommes assez vieux. Ou de trouver les points communs, les différences, l’imagination qui nous permet de traverser, maintenant, les moments difficiles ou les passages complexes. Puisque l’art peut aussi servir à ça.

Ici, théâtre, arts visuels, musique, danse, poésie se donnent rendez-vous dans un même spectacle pour mieux transcender l’enfance du créateur, sous la direction de Serge Marois, le directeur de L’Arrière Scène.

Il est à noter qu’une représentation sensoriellement adaptée pour les besoins d’enfants autistes ou de tout autre déficit sensoriel sera présentée à 11 heures le dimanche 11 mars, alors que la représentation de 15 heures sera sous sa forme grand public habituelle. Au Centre culturel de Beloeil. Et n’oublions pas que nous serons passés à l’heure avancée! Pour réserver vos billets pour le spectacle, 450 464-4772 ou www.arrierescene.qc.ca.

Critique du spectacle « L’École Buissonnière »

Critique du spectacle « L’École Buissonnière »

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Marilou Garand

 

L’école buissonnière  est une pièce dynamique  produite par  PPS Danse et DansEncorps.  Cette création  de Pierre-Paul Savoie,  qui en est également le metteur en scène et le chorégraphe, est inspirée par des textes de Jacques Prévert.   Danse, chant et théâtre sont au rendez-vous dans cette œuvre.  Les interprètes Chantal Baudouin, Amélie Rajotte, Dany Desjardins et Mathilde Addy-Laird  nous transportent dans une atmosphère plutôt enfantine.

La représentation est à la fois  comique et  éducative : les comédiens nous montrent des mots et des lettres sous forme d’acrobaties qui font bien rire les enfants. Les comédiens n’avaient pratiquement aucunes répliques mais par contre, ils récitaient parfois quelques textes et poèmes de Jacques Prévert. Les textes  choisis  ont donné une touche poétique à la représentation.

Pour ce qui est des effets spéciaux, l’ambiance était magnifique grâce aux jeux de lumières de Jocelyn Proulx et à la musique de Benoit Coté. La mise en scène de Pierre-Paul Savoie était très réussie. La scène nous mettait dans une ambiance scolaire. Le décor est constitué d’un immense tableau noir qui traverse la scène. Les acteurs écrivent et dessinent sur celui-ci.

Les accessoires des quatre comédiens servent également à la mise en scène. Souvent, ces accessoires sont utiles aux comédiens pour réaliser de nombreuses prouesses mais ils sont aussi un élément visuel intéressant pour les spectateurs. Par exemple, lorsque les enfants font un spectacle, une des jeunes utilise un ruban gymnastique. Elle l’agite et fait des acrobaties à l’aide de celui-ci.

A mon avis, cette pièce est excellente au niveau des acrobaties et du contenu. Par contre, je trouve que l’âge recommandé est trop élevé. Je recommanderai plutôt cette pièce aux enfants d’environ 5 à 7 ans.

De plus, le fait qu’il y a peu de répliques m’a un peu ennuyée. Cependant, si vos jeunes enfants apprécient le cirque et la comédie, je recommande totalement cette représentation!