Critique du spectacle « Des pieds et des mains »

Critique du spectacle « Des pieds et des mains »

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Clémentine Boisvert

 

Je voudrais commencer cette critique en disant que ce spectacle était éblouissant et qu’il est mon préféré jusqu’à maintenant. Le texte de cette pièce de théâtre est écrit par Martin Bellemare. Il est drôle et fascinant. Ses mots étaient colorés.

La mise en scène de Marie-Ève Huot est splendide. Le début est mystérieux. Et les quarante minutes que j’ai passées à regarder cette oeuvre m’ont semblé très courtes. J’aurais pris plus de ce duo, surtout pour la mise en scène. Les acteurs sont géniaux! C’est amusant de les voir et ils sont plutôt bons danseurs. Je vais y revenir.

Les costumes d’Elen Ewing sont fabuleux. À l’image du texte, ils sont colorés. Mais tout en douceur. C’est un élément très important du spectacle. La scénographie par Patrice Charbonneau-Brunelle m’a émerveillée. La chorégraphie des mains m’a laissée bouche-bée. Tant de synchronisme et de rythme!

L’effet de la lumière et aussi des noirs est splendide. Cette pièce n’est pas comme les autres! La musique par Larsen Lupin a un effet à la fois lourd et léger. Par exemple: elle appuie les moments, ou les personnages joyeux. Tandis que quand les personnages des inspecteurs arrivent, la musique donne une atmosphère menaçante, où on en sent presque le poids sur nos épaules.

Ce spectacle est extraordinaire et je le conseille fortement à tous ceux qui sont amateurs de théâtre visuel. Cette pièce est magique!

Critique du spectacle « Dans ma maison de papier »

Critique du spectacle « Dans ma maison de papier »

Jeunes critiques culturels

Critique rédigée par Lucie-Maud Pelletier

 

«Allume!» «Éteins!» répètent ainsi les deux personnages féminins de la pièce «Dans ma maison de papier j’ai des poèmes sur le feu», coproduite par Les deux mondes, par Festival Les Coups de Théâtre et par la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles. Je débute donc en vous «allumant» sur cette pièce car elle est complexe et demande réflexion.

Tout commence avec deux femmes: Aimée et Emma, interprétées par Marie-Pier Labrecque et  Louise Laprade, dont le jeu était bien senti. L’une jeune et vive. L’autre, calme et âgée. «C’est le temps qui change» dit Emma. Chaque parole dite si poétiquement par les personnages vient nous toucher grâce au texte de Philippe Dorin. On y croit totalement. La femme sage et la petite fille étaient habillées de la même façon (costumes de Geneviève Lizotte).  Elles jouent autour d’un étrange balcon pivotant, seul élément de décor de la magnifique mais sobre mise en scène d’Eric Jean.

Emma et Aimée sont suivies de près par un mystérieux homme en noir, joué par Michel-Maxime Legault et ses doublures, qu’on identifie plus tard comme étant la mort. «Tu vas mourir», dit la mort à Emma, la vieille dame. Outre cela, la dispute de l’interrupteur entre les deux personnages se poursuit durant une bonne partie de la nuit. Il faut allumer souvent car Aimée, qui dort avec Emma, veut s’assurer que cette dernière ne disparaisse avec l’homme étrange durant son sommeil. Mais Emma a besoin qu’on éteigne pour qu’elle puisse partir avec la mort sans qu’Aimée ne s’en rende compte.

Le mystère que dégage la pièce est encore plus réussi avec les éclairages de Martin Sirois. Le tout, accompagné de la musique de Laurier Rajotte, parait assez troublant d’après les réactions du public autour de moi. Bien des enfants et adultes sont sortis de la salle en disant n’avoir rien compris ou en étant confus. En discussion après le spectacle, Philippe Dorin, l’auteur de la pièce, a dit au public présent que c’est une question de point de vue. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise analyse de l’œuvre.

Bref, malgré un sujet peut-être un peu «compliqué» pour un public à partir de 8 ans, la pièce s’est avérée très intéressante et mystérieuse. Emma et Aimée étaient-elles la même personne? Laquelle des deux était vraiment destinée à mourir? Voyez par vous- même! Ce spectacle mérite quand même d’être vu!